Mes photos portraits de rue : Melbourne

C’est toujours difficile de débuter un blog, et surtout de trouver l’idée du premier article. Mais bon, autant faire simple, et commencer par la session photos portraits de rue la plus récente que j’ai pu prendre, de plusieurs inconnus dans la ville de Melbourne 🙂

 

Melbourne, une ville qui bouge

Melbourne est un lieu idéal pour la photographie de rue. Du monde mais pas trop, une activité bouillonnante que ce soit en journée ou en pleine nuit, et de quoi attirer un œil vu la diversité des styles vestimentaires de chacun.

J’ai profité d’un samedi soir pour déambuler dans les rues, lors d’un événement particulier : la White Night de Melbourne. Les amis parisiens reconnaitront le principe de la Nuit Blanche, avec toutes les animations dans les rues. De nombreux stands éparpillés, principalement de projections vidéos ou d’artistes musiciens. Pour être honnête, pas grand chose de particulièrement accrocheur à se mettre sous la dent au départ, en ce début de soirée où le soleil daigne encore illuminer la ville. Heureusement, il y a quand même de quoi s’échauffer.

Le stand de danse

Je continue à déambuler dans les rues, à l’affut à tout instant. À un moment, je suis attiré par une musique plus mélodieuse et sympathique que le bruit que j’entendais jusque là. Dans le style un peu jazzy, à l’ancienne. Je tourne dans la rue d’où provient le son, et je tombe sur deux stands se faisant face à face : un premier podium où trônait un groupe d’une dizaine d’instrumentistes tels que saxophoniste, chanteur, contrebassiste…, et l’autre ressemblant un peu à un ring de boxe. Quelques secondes plus tard, plusieurs danseurs montent sur le ring de boxe, et commencent à faire une petite chorégraphie dans leurs costumes des années 30 à 70. Pour être honnête, chacun des six couples présent dégage une énergie impressionnante, tant la maîtrise des pas est parfaite. Je prendrais quelque clichés pendant la performance, dont deux que j’aime bien.

Durant toute cette animation, un public assez conséquent a commencé à s’installer près du ring. Même si le soleil commence à décliner, mon attention photographique redouble : en effet, les lumières installées pour illuminer la scène, et l’ambiance bon enfant qui règne sont des signes qui m’invitent à garder l’œil ouvert. Et je n’ai pas eu beaucoup à attendre. Juste derrière moi, un couple me semble juste parfait à prendre en photo. Se tenant peut-être à 1m50 tout au plus, mais avec tout ce monde et cette musique, il y avait peu de chance de me faire repérer. Toute la difficulté réside dans le fait que les lumières sont vraiment difficiles, et qui plus est d’un bleu schtroumpf que je pressens pas très simple à retravailler. Le noir et blanc s’est donc imposé, pour ces deux clichés qui retiendront ensuite mon attention.

Quand le public s’y met

Une fois la prestation des danseurs terminée, un Monsieur Loyal arrive sur le ring et commence à blablater dans un fort accent australien (mettez un doigt entre vos dents en parlant, c’est à peu près ce que ça donne). Une musique commence alors, et Monsieur Loyal commence à entonner “One, Two and Chachacha” en boucle. Le public commence alors à danser. Des couples pour la plupart, mais certainement aussi des gens qui se découvrent au rythme des “Chachacha” scandés.

Quand bien même j’avais bougé de place entre-temps, l’intuition me dit de revenir vers le couple que je venais de prendre en photo pour voir comment ils se débrouillaient. Et là, c’est le moment parfait. La chance de l’alignement des planètes, l’instant à ne pas rater. La foule entre eux et moi s’est simplement dissipée, la lumière est toujours difficilement crue mais pas autant qu’avant. Et comme j’avais préparé mes réglages à l’avance, il ne me reste plus qu’à shooter sans effort.

L’après photo

Je ne cache pas que je suis assez content de ces photos, qui montrent pour moi tout ce que je recherche dans la photo portrait de rue : une émotion forte, des portraits d’inconnus photographiés dans l’instant décisif qui rend chacun photogénique.

L’histoire se termine lorsque je m’approche des deux amoureux pour les remercier de ces instants qu’ils m’avaient offert, et de leur proposer de leur envoyer les photos traitées par la suite. Juste pour la blague, ceux-ci seront étonnés, et me diront ne pas du tout m’avoir surpris à les photographier (alors que j’ai bien dû passer dix minutes avec eux au total, à deux longueurs de bras au plus). Les compétences de ninja-photo sans doute, mais je reviendrai sur ce point dans un autre article.

Un échange de mail plus tard, il me diront parmi les cinq photos laquelle a leur préférence. N’étant pas tout à fait d’accord avec eux, n’hésitez pas à me dire en commentaire laquelle vous parle le plus 🙂

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